Jeudi 1er mai : d'Angra do Heroísmo à Lajes do Pico

Aujourd'hui, c'est notre dernier jour sur Terceira. Cet après-midi, nous prenons l'avion pour la deuxième île du voyage, Pico.
Une fois le petit déjeuner avalé, nous partons visiter la cathédrale d'Angra, construite au XVIème siècle. Elle est simple, pas tellement baroque en comparaison des autres églises visitées au Portugal. Nous parcourons une dernière fois les trottoirs pavés de mosaïques blanches et noires, entre les maisons blanches aux encadrements de portes et de fenêtres peints de couleurs vives. Nous traversons le jardin public, très joli, quasi-paradisiaque : la végétation açorienne nous paraît toujours aussi exotique. 

Avant de quitter Angra, un dernier détour nous mène à la forteresse qui protège et domine la ville, sur le Monte Brasil. Construite sous Philippe II d'Espagne (qui était également roi du Portugal), on dirait chez nous qu'elle est de style "pré-Vauban". Elle abrite encore une base militaire. Nous observons un curieux système de fortifications dans les fossés : dans le fond, un quadrillage de murets a été maçonné. Original !

En remontant vers Lajes et son aéroport, nous faisons halte à la carrière de Cabo da Praia. Là, plus de bécassin, mais des Pluviers argentés en compagnie des tournepierres et des Bécasseaux sanderlings. 
Il est maintenant temps de filer vers la côte nord. Nous dépassons l'aéroport de Lajes et déjeunons au-dessus d'une petite plage. Nous nous pressons, mais en réalité, nous arrivons à l'aéroport largement en avance, même après avoir refait le plein et rendu la voiture. D'autant plus que l'avion, lui, a encore du retard : il ne peut pas décoller tant que les conditions météo sur Pico resteront mauvaises. 
Dès qu'une amélioration se fait enfin sentir, nous décollons. Pendant le vol, nous avons un aperçu de ces fameuse mauvaises conditions météo : les trous d'air sont nombreux, et s'accentuent au fur et à mesure que nous approchons de l'île...

A l'aéroport de Pico, nous découvrons notre nouveau véhicule, une Fiat Panda blanche. Par rapport à la Suzuki, je la trouve nerveuse... tant qu'on ne passe pas la 4ème ! "Tu parles ! Aussi nerveuse qu'un caméléon !" me rétorque Antoine.
Nous commençons l'exploration par la visite de Madalena, la "capitale" de Pico. Euh, "capitale"... C'est une minuscule bourgade composée de l'église, de la mairie, de la pharmacie, du port (en construction), du stade, de la poste, du supermarché, du terrain de jeux pour enfants et de quelques maisons autour. Nous renonçons à y chercher un hôtel. 
Dans le vieux port (un trou d'eau), nage un Fuligule milouinan. D'après nos renseignements, nous attendions un Fuligule à tête noire, mais nous nous "contenterons" de celui-ci, plus commun en France, mais un peu plus rare aux Açores. 

Il est 19h, nous partons pour Lajes do Pico (prononcer "Lajeuch dou Picou") où, a priori, nous devrions trouver un hébergement pour les trois nuits à venir. Pour nous rendre à Lajes, nous empruntons la route du centre de l'île, la Longitudinale, dans le brouillard complet et à bord d'une voiture qui peine à passer les 60 km/h... Sur les bas-côtés, la végétation forme des murs proches du maquis. Bienvenue à Pico !
Ouf, voici Lajes. C'est encore une bourgade pas bien grosse, avec seulement deux rues, une en front de mer et une deuxième parallèle, en arrière. Un port, quelques commerces, bars et restaurants, et surtout des boutiques qui proposent d'aller observer les dauphins et les baleines. Des dauphins, nous en avons vus à Ponta Delgada et à Terceira, mais des baleines, pourquoi pas... Seulement, renseignements pris, la sortie dure deux heures, et il y a un long moment où l'embarcation reste arrêtée en mer. Comme je n'ai pas trop le pied marin, nous nous contenterons de chercher les baleines depuis la côte. 

Sur le front de mer, nous repérons un hôtel conseillé par le Petit Futé. Il est plus cher que le tarif indiqué, mais nous tentons quand même. En vain : il est complet. On nous indique une autre pension, complète également. Toutes ces tractations se passent dans les boutiques de "Whale watching" (= observation de baleines) qui travaillent en lien avec les hôtels. Un vendeur nous indique un troisième hôtel, plus cher, dit-il, et à l'extérieur de la ville. Nous suivons son conseil (et les flèches) et débarquons dans la cour d'un hôtel 4 étoiles, le Adeia da Fonte. Ouh là ! Heureusement, nous avons laissé notre Panda à l'extérieur de la cour...

La réceptionniste cherche un moment avant d'être sûre nous aurons une chambre. Coups de fil, discussion avec un homme qui semble être le patron... Et puis c'est OK pour 80 € (et encore, nous avons eu droit à une ristourne) et une chambre dans un genre de bungalow face à la mer et aux puffins. La classe !! Nous dînons au resto de l'hôtel ; c'est plutôt bon et les serveuses sont francophones. Dans ce restaurant, il n'y a d'ailleurs aucun dîneur portugais : un groupe de trois Français, un couple allemand et un autre couple anglophone. On se croirait dans un village vacances pour touristes fortunés...

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