Nous devons prendre le petit déjeuner dès 8h15 car il faut quitter la chambre tôt pour les clients suivants (qui ont réservé, eux). Ensuite, nous retournons tout de suite à Lajes afin d'y trouver un hôtel pour les deux nuits suivantes. Nous prenons pension au Bela Vista.
Tant que nous sommes à Lajes, nous jetons un coup de jumelles dans le port et dans les marais littoraux : une aigrette se promène sur les rochers, on y voit aussi quelques goélands et limicoles. En parcourant les ruelles à la recherche de nourriture, nous trouvons un étal de bananes et d'oranges devant un bar ; les bananes feront notre dessert...
Puis c'est parti pour le tour oriental de l'île. Nous faisons quelques arrêts en bord de mer puis au phare de Ponta da Ilha, la pointe la plus à l'est. A Calheta de Nesquim, nous quittons la grande route pour les chemins entre les vignes et les plantations de bananiers et d'ignames. C'est à Santo Amoro que nous déballons notre pique-nique (du pain, du fromage local, du jambon local et les bananes), sur une petite plage de sable noir. L'arrivée d'une averse nous contraint à une délocalisation dans la voiture... Il faisait très beau ce matin, mais ça s'est bien couvert depuis. Enfin, "très beau"... Suffisamment beau pour visiter l'île en voiture car nce que nous avions prévu pour aujourd'hui, c'était l'ascension du Pico, le plus haut sommet de l'île. Mais la montagne est à nouveau plongée dans le brouillard...
Malgré tout, nous décidons de poursuivre notre exploration par les hauteurs : notre guide ornithologique des archipels de l'Atlantique nous indique que plusieurs lacs sont des spots d'observation intéressants.
Mais plus nous montons, plus le brouillard devient épais, parfois même pluvieux : nous voyons tout juste le bas-côté. Quant aux lacs en contrebas de la route, on n'en discerne même pas les contours. Nous renonçons à atteindre le Laje, un sommet totalement invisible. A chaque col, la voiture est balayée par des rafales de vent. Nous ne sommes pas rassurés. Nous garons finalement la voiture pour tenter de repérer le Lagoa do Paul à pied. Il n'est pas question que nous nous quittions de vue un instant dans cette brume dense. Heureusement, nous apercevons la berge du lac avant d'avoir posé un pied dedans. Mais bien sûr, impossible d'y observer un oiseau. Trop gris, trop blanc, trop cotonneux.
Plus loin, quand nous arrivons à proximité de quelque chose qui doit être la rive du Lagoa do Caiaco, nous renonçons à descendre de la voiture ; nous nous sommes assez mouillés lors de la tentative de sortie précédente.
Toujours dans le brouillard, nous filons (façon de parler) jusqu'à São Roque. Là-bas, sur la côte nord, il faut plus clair, mais il pleut franchement : on ne peut pas tout avoir. Nous passons à la poste acheter quelques timbres, ce qui est l'occasion d'une première conversation entièrement en portugais (ça ne va pas chercher loin, mais c'est toujours ça !). Ensuite, nous visitons le musée de l'industrie baleinière, installé dans une ancienne usine de traitement des baleines. Aux XVIIIème et XIXème siècles, la chasse à la baleine et l'industrie baleinières étaient des activités majeures aux Açores, en particulier à Pico. La visite est très instructive ; nous découvrons que, dans la baleine, tout est bon : on en tirait de l'huile, de la farine, des engrais...
Pas encore guéris du brouillard, nous décidons d'y retourner, direction la Furna de Frei Matias. Sur Terceira, les sites de "furnas" correspondaient à des fumeroles, mais ici, nous n'en trouvons pas. Nous finissons par comprendre que la Furna est constituée de trois petites cheminées volcaniques au milieu d'un pré. Nous grimpons jusqu'à un des cratères, un trou encombré de végétation, mais bel et bien un trou. C'est impressionnant !
Nous profitons du retour vers Lajes pour passer au départ du sentier de randonnée qui grimpe au sommet du Pico, puisque c'est notre objectif de demain. Si le temps le permet.
Nous longeons ensuite la côte sud, bien dégagée. A São
Caetano comme à São
João, ce sont encore des Puffins cendrés que nous observons.
De retour à Lajes, nous prenons possession de notre chambre, "la plus belle de l'hôtel" précise la réceptionniste, avec une terrasse privative qui donne une superbe vue sur la mer, les puffins et le Pico. Nous ignorons le prix d'un tel logement, espérant juste qu'il soit inférieur à 80€...
Nous dînons au restaurant Lagoa d'un délicieux poisson grillé choisi dans le saloir. Au moment de payer l'addition, le patron, qui parle français, nous propose un verre de liqueur de mûre. "Vous nous l'offrez?" "Oui, oui !" répond-il. Nous goûtons. Ma foi, c'est fort, mais ça se laisse boire ! Antoine lui dit alors que nous sommes un peu habitués aux alcools forts car nous habitons près de Cognac. Ah ! Qu'est-ce qu'il ne fallait pas dire ! Il nous apporte alors une eau-de-vie de cannelle !! Cette fois, ça chauffe bien le gosier, heureusement que nous rentrons à l'hôtel à pied !
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