Le
réveil sonne à 5h15 car nous devons prendre la navette de l'hôtel pour aller à
l'aéroport. Le chauffeur n'a que nous à transporter, il nous parle même en
français ! A l'aéroport, nous prenons le temps de petit-déjeuner avant
d'embarquer. Et maintenant, direction les Açores !!
2
heures de vol et un deuxième petit déjeuner plus tard (offert par la compagnie
d'aviation TAP), nous atterrissons à Ponta Delgada, sur l'île de São Miguel (au
sud-est de l'archipel). Nous n'avons que quelques heures d'escale avant de
redécoller pour Terceira (au nord-est de l'archipel).
Nous
quittons l'aéroport avec nos gros sacs à dos. Une voiture s'arrête à notre
hauteur et un jeune couple propose de nous emmener au centre-ville, 4 km plus
loin. Nous n'avions rien demandé ! Pour notre premier contact avec eux, nous
trouvons les Açoréens très accueillants. La suite le confirmera. Cependant,
nous refusons : nous ne pensons pas avoir le temps d'aller en ville, même en
voiture, puis d'en revenir. En réalité, nos pas nous conduiront jusqu'aux
faubourgs de Ponta Delgada. Tant pis.
Là,
nous découvrons un bord de mer très industrialisé, mais où passent de nombreux Puffins cendrés, espèce rarement observée depuis les côtes de France. Quelques
dauphins se laissent également admirer.
Le
vent se lève, nous craignons l'approche d'un bouillard, alors nous rentrons
aussi vite que possible à l'aéroport. De toute façon, il est l'heure
d'enregistrer nos bagages avant l'embarquement... qui se fait attendre une heure
! Nous en profitons pour observer les oiseaux qui volent au-dessus du tarmac
(notamment une Buse variable ssp Rothschildi) et les véhicules bizarres qui
roulent dessus.
Enfin,
nous atterrissons sur l'île de Terceira, à Lajes exactement. Nous sommes sur l'aéroport
militaire, où une petite zone est ouverte à l'aviation civile. Notre première
action : la location d'un véhicule, une Suzuki Alto gris rose. Deuxième action :
dénicher une carte de l'île. La combinaison des deux nous mène à Praia da
Vitória, le principal bourg de la côte est (et deuxième ville de Terceira), jolie
bourgade avec son front de mer et ses rues pavées qui grimpent sur la colline.
Jumelles autour du cou, nous laissons la voiture et partons pour un petit tour
de découverte de la ville : le port et la digue, la marina (où attendent des
voiliers immatriculés à La Rochelle !), puis le miradouro (= belvédère) auquel on
accède par des escaliers gigantesques.
Avant
de quitter Praia, nous faisons halte au bord d'un petit marais. Et là, parmi
les foulques et les canards moches nous attend une petite surprise : un
Chevalier sylvain ! Jolie obs !
A
côté de Praia da Vitória se trouve un spot ornithologique connu, l'ancienne
carrière de Cabo da Praia. Des limicoles américains y sont réguliers observés ;
nous avons repéré le site avant notre départ. Après plusieurs demi-tours, nous
voilà enfin sur zone. "Zone" est bien le mot qui convient : nous
sommes dans un espace industriel peu ragoûtant, pas le genre d'endroit où on
s'attend à admirer des oiseaux. Pourtant, il y en a pas mal ici : des
Bécasseaux sanderlings, des Grands Gravelots, des Gravelots à collier
interrompu, sans doute un Gravelot semipalmé (rare) et même un très rare
Bécassin à bec court !! Limicole américain, il avait été observé ici depuis
quelques temps, mais nous ne pensions pas tomber sur lui si facilement.
Nous
suivons ensuite la route littorale jusqu'à Angra do Heroísmo, la ville
principale de l'île, sur la côte sud. Alors que nous cherchons un hôtel et
hésitons sur la direction à prendre, une dame nous aborde (en
portugais puis en anglais) et nous indique le A Ilha, une pension modeste, mais
tout à fait correcte.
Nous
ressortons pour visiter la ville. Au-dessus de la plage, nous profitons du
paysage grâce à un ensemble de passerelles. Nous
dînons ensuite au O Chico, où le poisson grillé est délicieux.
Après,
il nous faut remonter à la voiture, garée sur un parking en périphérie du
centre-ville. C'est un peu loin, mais c'est aussi bien comme ça car le
centre-ville est bourré de sens interdits et de nombreuses rues sont piétonnes
ou semi-piétonnes. Nous y récupérons nos gros sacs à dos. De retour à l'hôtel,
Antoine envoie immédiatement un mail à l'association qui centralise toutes les
observations ornithologiques des Açores : il est temps de signaler nos obs
d'oiseaux rares de la journée...
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